Better sleep with a sober cannibal than a drunken Christian.

 

“You gettee in,” he added, motioning to me with his tomahawk, and throwing the clothes to one side. He really did this in not only a civil but a really kind and charitable way. I stood looking at him a moment. For all his tattooings he was on the whole a clean, comely looking cannibal. What’s all this fuss I have been making about, thought I to myself—the man’s a human being just as I am: he has just as much reason to fear me, as I have to be afraid of him. Better sleep with a sober cannibal than a drunken Christian.
Chapitre III « The Spouter-Inn », Moby-Dick; or, The Whale, par Herman Melville, 1851

Rockwell Kent : Dessin à l’encre « 4. The Counterpane » Moby Dick, 1930.

Et il mit dans ce geste, en vente, non seulement une grande politesse, mais encore une amabilité et une charité nettement marquées. Je restai un instant à l’examiner. Malgré tous ses tatouages, c’était en somme un très propre et fort avenant cannibale. Qu’est-ce que j’avais à faire tout ce foin ? me dis-je, cet homme est tout comme moi un être humain, et il a tout juste autant de raisons de me craindre, que j’en ai moi-même d’avoir peur de lui. Mieux vaut dormir avec un cannibale à jeun qu’avec un chrétien saoul.
Chapitre III « La taverne Au Souffle », Moby Dick, traduction d’Armel Guerne, 1954

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