Mon livre d’heures

La sueur emperlait ta nuque
inclinée sur le papier
dans la courbe à l’orée
s’est égarée ma mémoire
Au creux de mon poing
j’ai cueilli l’heure écoulée
d’un temps qui n’existait plus
je l’ai tordue dans mon mouchoir
un coin noué sur ma langue
De larme elle avait l’odeur amère
et le goût du chagrin retenu
la fleur épanouie du labeur.

 

 

 

Bandeau : un détail de « La ville », Frans Masereel.

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