Ma connexion s’éteint et se ranime dans sa boîte, mon scanner inerte depuis une éternité se meurt de consomption sur le chemin de la numérisation, les mauvaises nouvelles des douteux guerriers m’assaillent, ma patience a largement atteint ses limites !

Pour retrouver le calme et la sérénité qui m’accompagnent à chaque instant — ainsi que tous mes amis le savent, mes ennemis encore mieux — conjurons l’inflammation grâce à la poésie dont le baume apaise les maux. Et comment rêver mieux à l’harmonie quiète d’une soirée sans nuage sinon à l’ombre d’un arbre gravé par Georges Ribemont-Dessaignes pour illustrer les vers funéraires, délicieusement funambules, de Jacques Prévert ?
………………..Et bon vent dans les branches de vos arbres !

 

— Arbres, Jacques Prévert, ill. par Georges Ribemont-Dessaignes – Gallimard, 1976.

2 réactions à “Rire aux larmes

    1. Un artiste qui voulait toucher à tout et refusait les règles : « Nos recherches se donnent pour second objectif de nuancer l’image de Ribemont-Dessaignes écrivain, en rappelant que l’homme était profondément, mais sans dimension négative, un dilettante, aux talents divers, sans que cette diversité nuise à la qualité de son œuvre ; et que l’on ne peut donc prétendre avoir une image exacte de lui sans avoir envisagé cet aspect. Dans ce domaine tout était à faire – car peu de choses, et peu de choses pertinentes, ont été écrites sur ses travaux de peintre, dessinateur, illustrateur, de critique d’art, de musicien et critique musical, et en somme sur sa relation au monde de l’art, par laquelle Georges Ribemont-Dessaignes a pourtant débuté.
      […]
      En n’acceptant pas les règles du jeu artistique, ni en amont (recherches esthétiques, discussions d’artistes professionnels qu’il avait en horreur), ni en aval (publicité et commerce de l’art), Ribemont-Dessaignes condamnait son œuvre graphique et picturale à une certaine forme d’isolement. Il livre cependant une œuvre subtile et riche, qui s’apprécie malheureusement encore à l’abri des regards du plus grand nombre. »
      http://theses.enc.sorbonne.fr/2006/brun

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