Certainement pas ceux qui l’ont lu : l’anthologie a reçu des éloges unanimes, inutile de jouer la carte de l’humilité, ah non, alors ! J’aurais l’air de quoi : d’un président élu avec 15 % de voix (toute ressemblance avec un événement réel n’est pas fortuit) ?  Mon programme était transparent, le résultat réussi, essayez, vous verrez, comme les critiques de Galaxies ou de L’Écran Fantastique, comme ceux de Yozone ou d’ActuSF dont les très longues critiques réjouissent le cœur. Quant aux membres de notre chimère collective, toujours à la recherche du meilleur, rien à voir avec le cabinet d’une certaine ministre de la culture, plus occupée à préserver la finance, qu’importe la langue sinon qu’elle reste de bois.

Avec Jacques Barbéri, Béatrice Candy-Bercetche, Nelly Chadour, Robert Darvel, Mérédith Debaque, Leo Dhayer, Dominique Douay, Lionel Évrard, Émile Fitz, Sébastien Hayez, Nicolas Le Breton, Christine Luce, David Mathieu, Irène Maubreuil, Samuel Minne, Fabrice Mundzik, Bruno Pochesci, André-François Ruaud, Jeam Tag, Céhelle Toupitipiti et Dominique Warfa.

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Sur Yozone
[…] Car, ne nous y trompons pas, les créatures chimériques de « Bestiaire humain » ne sont pas seulement ces hybrides de chair ou d’esprit sans cesse brandis par les pulps ou les mauvais genres. En filigrane se profile une autre chimère, plus indéfinissable encore : cet autre monstre qu’est la littérature, créature multicéphale mi-morte mi-vivante, gorgone de figures tutélaires devenues dieux et totems, invoquées par les auteurs de « Bestiaire humain » pour donner naissance à d’autres chimères encore.

Hilaire Alrune

 

ActuSF : L’expresso de l’oncle Joe

Le volume attire l’œil, par son graphisme élégant. On a immédiatement envie de le prendre en main, de le feuilleter : papier de texture agréable, typo aérée, volume relativement léger et aisé à tenir (qualités très appréciables pour une lecture plaisir, et souvent négligées de nos jours), dos cuivré, tranches striées, qui intriguent. C’est bon signe. L’esthétique de l’artefact est due à Sébastien Hayez.

[…] On aura compris que le lecteur que je suis à trouvé plus que son compte dans ces textes. Il était question de savoir si, de l’ensemble, se dégageait une impression de cohérence. Mais, au fil de la lecture, cette interrogation a fini par me sortir de l’esprit. Peut-être, d’une certaine manière, parce que divers éléments assurent formellement la cohérence en question : la qualité de la mise en page (par exemple, le graphisme plus ou moins en « H » du titre de chaque contribution, détail marquant de l’élégante maquette de Mérédith Debaque), ainsi que la présence récurrente d’illustrations, qui font lien, notamment celles signées Samuel Minne, personnage parfaitement surprenant dans ce rôle (on l’aurait attendu dans une poésie ou un essai érudit). Je dirais plutôt que Bestiaire humain est cohérent, non parce que ses contributeurs auraient fidèlement servi le thème imposé (la chimère), mais pour une raison plus subtile et plus profonde : on sent qu’il s’agit d’une création collective, où chacun, bien qu’il y ait un maître d’œuvre — Christine Luce — est intervenu à un moment ou à un autre, et pas nécessairement dans son domaine de compétence le plus naturel. Et l’alchimie a fonctionné, complètement. C’est ce qu’André-François Ruaud, dans une postface admirative, presque à la limite de la jalousie, appelle « une forme d’utopie ».

Par les temps qui courent, une entreprise à chérir et, surtout, à imiter.

Joseph Altairac

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