Soudain dans le ciel, un tendre et nuageux pastel
a moucheté mon arbre de sa pluie soyeuse
et l’a teinté de branche en branche à l’aquarelle.

L’averse à tire-d’aile éploya ses missiles
ardents de vif-argent dont les rondeurs gracieuses
s’empennaient d’une traînée de fumée gracile.

En habit de soirée noire et blanche, une oiselle
a posé sur la branche sa louange infime
soupir de mésange, poète à queue de poêle.

 

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