L’âne est une bête à ravir,
quatre vernis, il est chaussé.
Il ahane et peine à gravir
une marche au rez-de-chaussée.

Martinet, badine ou férule,
et bonnet si vous le vouliez,
peu lui chaut, la tête de mule !
Sans peur, il braie sur le palier.

Mais d’un ami sent la fêlure,
il recule au fond de la cour,
reclus n’espère aucun secours ;
l’âne en pleurs panse sa blessure.

 

Nicolas Toussaint Charlet : Enfants faisant l’école buissonnière et brûlant les instruments de la répression du
maître, 1826.

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