Bien sûr l’autoroute gronde et une meuleuse ou une scie érafle les oreilles. Bien sûr le jardin ressemble plus que jamais à un Robinson chevelu échappé du naufrage parmi les carrés bétonnés qui l’entourent. Bien sûr le houx est un géant dans la rue étêtée pendant qu’au fond, l’érable et le bouleau le surpassent en démesure. Bien sûr tout a changé pour étrécir mon paysage. Mais à ma fenêtre, il a grandi tandis qu’on le mutilait. Mais les oiseaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.