à suivre la perspective ivre
en hiver au cadran solaire
persiste une vague langueur
à la nuit qui grève les heures

la mer ourlée d’écume amère
enroule un lent soupir d’ennui
sur la sablière enlisée
que la lune a grisé d’ornières

et dans le lacis des sillages
esquisse une fuite indécise
où chavire au bras du roulis
la houle ennuagée d’alcools

leur haleine embrumée murmure
en langue obscure une prière
apprise auprès des voyageurs
les yeux naufragés de sanglots

 

Tableau de Léon Spilliaert, titre et date inconnue, Maison de Spilliaert, Ostende

 

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